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- 25/10/2025
- Astrophotographie
- Limousin, France
- 5 places maximum
- Inscriptions privées
- 100,00 €
- Matériel minimum : APN - Trépied - Télécommande
En astrophotographie, avoir une image qui obtient une récompense est souvent le fruit d’un long travail d’acquisition, de traitement, de fatigue et parfois d’efforts physiques. C’est pourquoi avoir une image primée est tout de suite extrêmement gratifiant pour un astrophotographe tant les sacrifices pour obtenir une belle image sont importants.
Différents types de récompenses dans le monde de l’astro existent : des concours, des « image du jour », l’apparition dans certains magazines dédiés ou encore des expositions dans des galeries ou musées. Il y a aussi différentes échelles (nationale/internationale) avec certains organismes plus ou moins renommés. Et enfin des méthodes de sélection soit par des jurys de renom dans le domaine soit par un public amateur.
Par exemple, la NASA elle même organise chaque jour depuis 1995, une sélection d’une image astronomique prise par un amateur : l' »APOD ». Cette sélection met en avant une image qui change de l’ordinaire et aide le grand public à découvrir des phénomènes peu connus, des objets fascinants ou encore des événements éphémères comme des éclipses ou des passages de comètes. C’est un peu considéré comme le Graal de tout astrophotographe.
Astrobin quant à lui est un site spécialisé dans le partage d’astrophotos en communauté. C’est un peu l’Instagram de l’astro mais avec la qualité et la non compression des images en plus. Eux aussi organisent chaque jour un micro-concours d’image du jour (IOTD) mettant en avant, la qualité de l’image finale qui est produite en priorité. Les critères sont très stricts : la finesse des étoiles, les micro-détails d’une nébuleuse, le contraste de l’objet mais aussi tout simplement le cadrage et la composition globale.
Le monde de l’astrophotographie s’étendant à un plus large public pour notre plus grand bonheur, il est de plus en plus difficile de voir ses images se démarquer des autres tant la qualité des images ne cessent d’augmenter. Les communautés d’astrams sont parmi les plus soudées et l’entraide est de rigueur dans ce domaine de passion qui fait élever le niveau de chacun. L’évolution du matériel a également sa part dans cette démocratisation de la pratique.
Voici ci-dessous quelques unes de mes images qui ont suscitées un intérêt certains par différents organismes :
Le partage étant une des valeurs clé dans notre domaine, il est tout naturel pour moi de proposer à mon tour certaines de mes compétences aux autres. Comme un certain Alyn Wallace m’ayant amené à me lancer dans l’astrophoto en 2019 par sa pédagogie extraordinaire et sa bienveillance, je souhaite, à mon échelle, essayer de mettre mon expérience à contribution pour amener un plus large public au monde merveilleux de l’astro.
Mon approche est plutôt une approche de terrain, en apprenant « sur le tas » certaines techniques et connaissances à un petit groupe de passionnés sous les étoiles, en mettant tout de suite en application les conseils. Pour cela, je propose tout au long de l’année quelques ateliers et workshops dans différentes régions et le tout, à un coût le plus accessible possible.
Ci-dessous, les informations pour le prochain atelier :
Comme rien n’est simple en astrophoto, il faut savoir qu’il existe plusieurs sous-domaines dans la pratique, l’astro-paysage en est une. Cette discipline mêle la photographie de paysage classique à l’appareil photo mais de nuit avec un ciel étoilé. Le but ? Mettre en avant un paysage ou un patrimoine sous une approche différente dans une ambiance nocturne et étoilée.
C’est cette pratique qui m’a attirée dans ce monde et celle qui m’anime encore le plus à l’heure actuelle car les possibilités de compositions et de types de décors sont quasi infinies… Il existe d’ailleurs encore d’autres branches à l’intérieur de ce domaine comme les trainées d’étoiles, la Voie Lactée, les conjonctions astres-sol, les étoiles filantes, le lightpainting ou encore les aurores boréales.
Durant le milieu de la décennie 2020-2030, vous avez sûrement vu passer au moins une photo d’aurores boréales au dessus de la France. Vous vous demandez peut-être pourquoi vous n’en n’aviez pas vu auparavant et que d’un seul coup vous en voyez partout sur les réseaux sociaux et à la télé ? Et bien il y des raisons simples à cela :
Tout d’abord, c’est le Soleil qui produit les aurores sur Terre et même sur d’autres planètes de notre système solaire. Pour faire simple, c’est souvent suite à une éruption solaire qu’une éjection de matière coronale importante se retrouve soufflée et se déplace à grande vitesse dans le vide interplanétaire. Lorsque les vents sont dirigés vers la Terre et qu’ils viennent frapper les hautes couches de notre atmosphère, les particules solaires sont alors excitées et provoquent une réaction lumineuse visible à plusieurs centaines de km au dessus de nos têtes. Voilà comment se forme une aurore de façon très raccourcie.
Mais ca n’explique pas pourquoi on en voit beaucoup en ce moment ?! Et bien notre Soleil à un cycle d’activité d’environ 10-11 ans. Il a une phase d’activité « intense » et une phase « calme » durant la totalité d’un cycle. Chaque phase dure environ 5 ou 6 ans avec une montée en puissance de l’activité ou une accalmie progressive. Le dernier pic d’activité maximale de ce cycle a été atteint autour de la fin 2024 ce qui explique la recrudescence des apparitions d’aurores. Mais pourquoi en France me direz-vous ? Car non seulement car les éruptions sont plus fréquentes mais surtout elles sont plus violentes. Ainsi elles descendent plus bas sur Terre que d’habitude autour du cercle polaire pour venir nous rendre visite à des latitudes plus basses. La deuxième raison qui fait que nous en avons vu bien plus que les décennies précédentes est simple : le boom des réseaux sociaux et des partages ! Le précédent pic ayant eu lieu en 2014, le phénomène était bien moins médiatisé que maintenant.
Et comme j’aime explorer toutes les facettes de l’astrophoto, j’ai pu faire un voyage en Islande en Février 2023 pour tenter de voir mes premières aurores et les photographier. Le spectacle fût total et mon émerveillement ne trouve pas de superlatif assez haut pour décrire à quel point ce phénomène est magnifique. Il faut le vivre pour comprendre, c’est un balai incroyable dans le ciel avec différentes couleurs et différentes formes. Vous ne verrez jamais deux fois le même spectacle, c’est toujours une sensation unique que je recommande vivement ! Dès le lendemain de mon retour en France, j’ai eu la chance de revivre les mêmes sensations car un gros spectacle auroral s’est produit en France, aussi fou qu’improbable. Comme l’impression d’avoir ramené les aurores dans ma valise !
Voici un aspect de l’astrophoto bien différent des deux premiers. Le ciel profond désigne tous les astres et objets se trouvant au delà de notre système solaire. On peut y retrouver par exemple des étoiles, des amas, des nébuleuses, des rémanents de supernova et des galaxies !
C’est tous ces types d’objets qui nous intéressent en astrophotographie du ciel profond. Pour les photographier, il faut soit une lunette ou un télescope ou à minima un téléobjectif. Mais ce n’est pas tout, comme ce genre de matériel possède un pouvoir zoomant fort, les difficultés s’accumulent pour faire de belles images. Une d’entre elle est le fait de devoir compenser la rotation de la Terre pour garder un astre « fixe » vis à vis de la position de notre télescope. Pour cela, on doit se servir d’une monture équatoriale et mettre notre instrument dessus. Il manque un dernier élément pour capturer l’instant : un appareil photo ou bien plus récemment, l’utilisation d’une caméra astro dédiée est préférée pour ses performances bien plus élevées.
Ce n’est pas tout ! Pour révéler la beauté de ce genre d’objets, une photo unique ne suffit pas. En effet, leur lumière est tellement faible qu’on utilise une technique pour amplifier le signal : l’empilement d’images. Et plus on empile, plus on accumule du signal diffu, le jeu peut parfois durer des dizaines, voire des centaines d’heures. Le post-traitement de ce genre d’image est tout aussi pointu voire plus que l’astro-paysage. C’est ce qui fait toute la difficulté mais la beauté de capturer de la lumière émise à plusieurs milliers d’années lumières.
Une des dernières facettes de l’astrophotographie est la pratique de l’imagerie planétaire. C’est une approche encore une fois bien différentes de celles citées plus haut. Comme son nom l’indique, elle permet de photographier les planètes de notre système, la Lune mais aussi certains satellites (naturels et artificiels).
L’important pour ce genre de clichés est d’avoir une optique avec un pouvoir grossissant énorme. Le plus souvent on va retrouver un télescope avec une grosse focale et un jeu de lentilles en sortie (barlow) qui multiplient encore le grossissement. La technique en planétaire est trompeuse, on ne fait pas de multiples photos comme en ciel profond, mais des vidéos à très grosses cadences de capture afin de passer au travers les turbulences de notre atmosphère (seeing). On peut également rajouter un petit objet au train optique, un ADC, afin d’atténuer un peu l’effet de turbulence lors de la capture vidéo.
C’est un domaine que je n’ai pas du tout encore exploité à fond car je ne l’ai fait qu’une fois. Néanmoins, c’est quelque chose que je compte bien faire plus souvent à l’avenir car c’est assez rapide à la mise en place. De plus, on peut finir la session par de l’observation à l’œil nu avec les enfants (et les grands !), succès garanti auprès des petits !
On termine les catégories avec la photographie de notre Soleil. Elle aussi est une discipline a part entière. Bien qu’elle ressemble étrangement aux techniques du planétaire sur l’acquisition, cela nécessite encore un peu plus de performance côté caméra. En revanche, il n’y a pas besoin d’une aussi grosse focale que pour le planétaire car la taille apparente de notre Soleil est équivalente à celle de la Lune. Le point noir de cette discipline est le coût financier qu’elle représente. En raison de l’extrême luminosité du Soleil, l’utilisation de filtres est nécessaire pour l’atténuer fortement. Je ne vais pas rentrer dans les détails ici, mais il existe plusieurs types de filtres pour capturer différentes couches à la surface de notre Soleil.
C’est une discipline que je n’ai encore jamais eu la chance d’expérimenter mais c’est une des nouveautés qui m’attire le plus !
Cette image du rémanent de supernova « SNR G119.5+10.2 » (Scylla) est inédite puisqu’il s’agit d’une découverte amateur réalisée à l’automne 2024 avec notre équipe composée de 6 personnes. Dans le champ de cette image se cache une deuxième découverte : la nébuleuse planétaire « Sai 2 » (Charybde). Ces deux éléments célestes, portant des noms issus de la mythologie grecque, font référence aux deux monstres légendaires qui se tenaient dans le détroit de Messine, créant des tourments pour les marins.
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A l’hiver 2024-2025, notre ami Yann Sainty a contacté notre team AAA pour l’aider a photographier une nébuleuse planétaire qu’il venait de trouver. Ce n’était pas une simple découverte mais un cadeau extraordinaire qui se profilait là. Comme de coutume lors d’une découverte, elle possède 2 noms : un nom de catalogue officiel imposé (Sai 3) et un surnom que le découvreur peut choisir. Il a décidé de nommer cette nébuleuse « Marie », le prénom de sa chérie, afin de prouver son amour et sa reconnaissance pour elle.
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